vie entière

Assurer la sécurité financière de ses proches quelle que soit la date de son décès peut constituer un objectif prioritaire pour qui souhaite souscrire une assurance-vie. Pour ce faire, les compagnies d’assurance proposent un contrat en cas de décès nommé « assurance vie entière ».

Ce type d’assurance-vie est à distinguer de celles, plus fréquentes, conclues dans le but de réaliser un placement financier afin de bénéficier d’un capital majoré de ses intérêts au dénouement du contrat. Le contrat d’assurance vie entière est, au contraire, essentiellement souscrit en vue de transmettre un patrimoine à un ou plusieurs bénéficiaires dans une optique de prévoyance.

La particularité de l’assurance vie entière réside dans l’engagement de l’assureur à verser au bénéficiaire le montant prévu (qui est naturellement proportionnel au montant des primes) quelle que soit la date de disparition du souscripteur. Cette assurance est donc à distinguer du contrat temporaire décès qui conditionne l’application de la garantie à une date ou un âge (fixé entre 65 et 70 ans en général) avant lesquels le décès doit nécessairement survenir.

Le versement effectué en faveur du bénéficiaire a lieu au moment du décès de l’assuré quelle que soit sa date. L’assurance-vie entière est donc un contrat à durée déterminée prenant fin à la mort du souscripteur. Cependant, il est à noter qu’il existe des contrats d’assurance « vie entière à effet différé » par lequel il est prévu de n’appliquer la garantie qu’à partir d’une certaine date. Le capital sera alors versé au bénéficiaire si le décès de l’assuré survient après l’expiration d’une période initialement définie au contrat.

Au moment du décès de l’assuré, la prime est versée au bénéficiaire désigné dans le contrat. Les capitaux décès prévus sont alors en principe exonérés de droits de succession.

Contrairement au contrat temporaire décès, le contrat d’assurance vie entière peut être racheté par l’assuré. Il peut ainsi demander le versement en sa faveur d’une partie ou de la totalité du capital avant la fin du contrat. Le souscripteur ne cotise donc pas à fonds perdus. Cependant, si le bénéficiaire a fourni son acceptation à compter du 18 décembre 2007, il est alors obligatoire d’obtenir son accord avant de procéder au rachat. Si son acceptation a eu lieu avant cette date, son autorisation n’est pas nécessaire